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Asian Heritage Month (III): Prominent figures in the CAF

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For nearly 20 years, May has signified Asian Heritage Month in Canada. This observance provides an opportunity for Canadians to, “learn more about the many achievements and contributions of Canadians of Asian descent,” who have helped shaped Canada into the country we know and celebrate today (Government of Canada).

Throughout the next four weeks, the Borden Citizen will honour the observation by highlighting Asian history within the Canadian Armed Forces.

This week, we’re diving into Force 136, a group of highly trained spies sent on covert missions in Southeast Asia during the Second World War.

Although approximately 600 Chinese Canadians volunteered to serve their country when the war began, many were turned away or never called to active duty as a result of the racism of that time period.

As the war progressed, the Special Operations Executive (SOE), run by the British War Office, trained and placed special agents in several locations, including various parts of Southeast Asia, as a means to combat the Japanese. The goal of these missions was mainly to “organize and support local resistance fighters, help with espionage and sabotage infrastructure, supply lines and equipment” (Chinese Canadian Military Museum).

The SEO soon realized their Caucasian agents failed to blend in with the populations and were generally mistrusted by locals due to the earlier British colonization efforts in Asia. 

Chinese Canadians, eager to fight for their country, fit this niche perfectly. Many could even speak Cantonese, a common dialect in the area. 

The 150 men recruited between 1944 and 1945 were sworn to secrecy and faced a 50-50 chance of being killed on their mission(s).

After intense training periods in both Canada and Australia, these Canadian agents were to be dropped behind Japanese lines in teams of eight. They would have to survive in the jungle, locate and train resistance fighters, conduct espionage and sabotage the Japanese. 

These men were highly educated in asymmetrical warfare. In addition to their basic army training, the agents learned stalking, tailing, silent assassination, jungle travel and survival, parachuting, wireless operations, demolition and much more.  

Operation Oblivion group.
The first Force 136 Recruits, Operation Oblivion. Photo Courtesy of the Chinese Canadian Military Museum. 

When Japan officially surrendered in 1945, many of these Chinese Canadians began their long journey home. Others remained in the field for several months to continue disarming isolated troops and to help maintain order. All 150 recruits survived their operations. 

Within two years of war’s end, these secret heroes – and the rest of the Chinese Canadian Population – won the right to vote provincially and federally.

The efforts of Chinese Canadians in Force 136 are regarded today as a ‘double victory.’ They fought for the Allies and helped their community secure full citizenship rights. 

One member of Force 136, Douglas Jung went on to become a lawyer first and then a politician. In 1957, he was elected as the first Chinese Canadian member of Parliament. 

Want to know more about this elite group of Canadian Agents? Click here for a short documentary. 


Mois du patrimoine asiatique (I) : Personnes marquantes dans les FAC

Depuis près de vingt ans, le mois de mai est le Mois du patrimoine asiatique au Canada. Cette célébration offre la possibilité aux Canadiens « d’en apprendre davantage sur les nombreuses réalisations et contributions des Canadiens d’origine asiatique », qui ont contribué à faire du Canada le pays que nous connaissons et célébrons aujourd’hui (gouvernement du Canada).

Au cours des quatre prochaines semaines, le Borden Citizen fera honneur à cet événement en soulignant l’histoire de l’Asie au sein des Forces armées canadiennes.

Cette semaine, nous plongeons dans le monde de la Force 136, un groupe d’espions hautement qualifiés envoyés en mission secrète en Asie du Sud-Est pendant la Seconde Guerre mondiale.

Bien qu’environ 600 Canadiens d’origine chinoise se soient portés volontaires pour servir leur pays au début de la guerre, beaucoup ont été refusés ou n’ont jamais été appelés au service actif (hyperlien en anglais seulement) en raison du racisme qui régnait à cette époque.

Au fur et à mesure que la guerre progressait, la Special Operations Executive (SOE), dirigée par le British War Office, a formé et placé des agents spéciaux à plusieurs endroits, y compris dans différentes parties de l’Asie du Sud-Est, afin de combattre les Japonais. Le but de ces missions était principalement d’organiser et de soutenir les résistants locaux, ainsi que d’aider à l’espionnage et au sabotage des infrastructures, des lignes de ravitaillement et des équipements (Musée militaire chinois du Canada) [hyperlien en anglais seulement].

La SOE s’est vite rendu compte que ses agents caucasiens ne parvenaient pas à se fondre dans la population et qu’ils inspiraient généralement la méfiance des habitants en raison des efforts de colonisation britanniques antérieurs en Asie. 

Les Canadiens d’origine chinoise, désireux de se battre pour leur pays, s’intègrent parfaitement dans ce créneau. Beaucoup d’entre eux pouvaient même parler le cantonais, un dialecte courant dans la région. 

Les 150 hommes recrutés entre 1944 et 1945 ont juré de garder le secret. Ils risquaient une fois sur deux d’être tués au cours de leurs missions.

Après des périodes d’entraînement intense au Canada et en Australie, ces agents canadiens devaient être parachutés derrière les lignes japonaises par équipes de huit. Ils devaient survivre dans la jungle, localiser et former des résistants, faire de l’espionnage et saboter les Japonais. 

Ces hommes étaient très entraînés à la guerre asymétrique. En plus de leur instruction militaire de base, les agents apprenaient le harcèlement, la filature, l’assassinat silencieux, les déplacements et la survie dans la jungle, le parachutisme, les opérations sans fil, la démolition et bien plus encore. 

Operation Oblivion group.
Les premières recrues de la Force 136, opération Oblivion. Photo offerte par le Musée militaire chinois du Canada.

Lorsque le Japon a officiellement capitulé en 1945, nombre de ces Canadiens d’origine chinoise ont entamé leur long voyage de retour. D’autres sont restés sur le terrain pendant plusieurs mois pour continuer à désarmer les troupes isolées et pour aider à maintenir l’ordre. Les 150 recrues ont toutes survécu à leurs opérations. 

Deux ans après la fin de la guerre, ces héros secrets – et le reste de la population sino-canadienne – ont obtenu le droit de vote au provincial et au fédéral. 

Les efforts des Canadiens d’origine chinoise dans la Force 136 sont aujourd’hui considérés comme une « double victoire ». Ils se sont battus pour les Alliés et ont aidé leur communauté à obtenir les pleins droits de citoyenneté. 

Membre de la Force 136, Douglas Jung est d’abord devenu avocat, puis politicien. En 1957, il a été élu premier député sino-canadien au Parlement. 

Vous voulez en apprendre davantage sur ce groupe élite d’agents canadiens? Cliquez ici (hyperlien en anglais seulement) pour un court documentaire. 

By/Par Zoe Côté