Home CFB Borden Padre’s Corner “How much do you love me?” « Combien tu m’aimes? »

“How much do you love me?” « Combien tu m’aimes? »

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“How much do you love me?” a child asks. And we say as we fling open our arms and stretch out our fingers to try to grasp the world and bring it in, “I love you this much.”                              

A few years ago Tracy arrived in our home with her baby brother late one Friday evening from a police raid on a “crack house.” She was 5-years-old and her brother 2. She and Jamie were dirty and hungry, they reeked of never having had a bath. Both had lice, scabies and feces caked on their little bodies as if they had swam in a mud puddle and then sat in the sun to bake dry.  

After the worker left, they were bathed, de-liced and dressed with new pajamas for each of them to have and wear.  My wife and I tucked them into bed at three a.m., kissed their foreheads and said good night.

In the morning, Tracy sleepily came down the stairs to watch, while rubbing her eyes awake, as her brother Jamie was being fed. “Good morning Tracy.” I said. Tracy was transfixed, she was accustomed to waking to see her brother crawling around the apartment scrounging for food left in corners or in the garbage like a dog in an alley; while she laid on her torn mattress that had been thrown against the wall making it easier for addicts to shoot up. 

The sweet aroma of bacon and eggs; normal for us, but unusual for her, caused her stomach to growl and her heart to ache. Her first words were filled with sorrow, earnestness. They poured out of her as tears fell from her eyes, “Will you be my mommy and daddy? And can we stay here forever? “

It’s easy to forget that not everyone feels loved or that they belong. Valentine’s Day is approaching. It is a lovely time, but it can also be a lonely one. Reach out for help if you need it. Reach out to help if you can. 

Capt Niles and his wife Liane have cared for over 1,200 crack and heroin addicted infants and abandoned and abused young children in the last 30 years.


« Combien tu m’aimes? » demande un enfant. Et, en écartant grand les bras, doigts étendus pour englober le monde entier, nous répondons « Je t’aime gros comme ça ».

Il y a quelques années, Tracy est arrivée dans notre foyer avec son petit frère, tard un vendredi soir après une descente de police dans une fumerie de crack. Elle avait cinq ans et son frère, deux ans. Jamie et elle étaient sales et affamés et puaient de n’avoir jamais pris un bain. Ils avaient des poux, de la gale et des croûtes d’excréments collées à leurs petits corps comme s’ils s’étaient roulés dans une flaque de boue, puis s’étaient assis au soleil pour se faire sécher.  

Après le départ du travailleur social, nous les avons baignés et débarrassés de leurs poux, puis leur avons enfilé un pyjama neuf chacun. Ma femme et moi les avons bordés à 3 h du matin en les embrassant sur le front pour leur souhaiter bonne nuit.

Le matin suivant, Tracy a descendu l’escalier, à moitié endormie, se frottant les yeux pour se réveiller, pendant que son frère Jamie déjeunait. « Bonjour, Tracy », lui ai-je dit. Tracy était pétrifiée; elle avait l’habitude au réveil de voir son frère ramper dans l’appartement pour trouver des restes de nourriture dans les coins ou dans les poubelles, comme un chien dans une ruelle, pendant qu’elle était étendue sur un matelas déchiré et jeté contre le mur pour faciliter aux toxicomanes la tâche de se piquer. 

L’odeur réconfortante des œufs et du bacon, normale pour nous mais inhabituelle pour elle, lui a fait gronder l’estomac et serré le cœur. Ses premiers mots ont été empreints de tristesse et de gravité, pendant que des larmes jaillissaient de ses yeux : « Voulez-vous être ma maman et mon papa? Pouvons-nous rester pour toujours? ». 

Il est facile d’oublier que ce n’est pas tout le monde qui se sent aimé ou accepté. La Saint-Valentin approche. C’est une belle fête, mais on peut aussi se sentir seuls à cette occasion. Demandez de l’aide si vous en avez besoin. Aidez si vous le pouvez.

Capt Niles et sa femme Liane ont pris soin de plus de 1 200 bébés toxicomanes, les « bébés du crack » et jeunes enfants abandonnés et maltraités au cours des 30 dernières années.

By/par: Capt Dr. John S. Niles MSM, Wing Chaplain, 16 Wing/ Aumônier de l’escadre 16 Ere