Home CFB Borden I did the FORCE evaluation, and it was really, really hard! /...

I did the FORCE evaluation, and it was really, really hard! / J’ai fait l’évaluation FORCE, et c’était très, très difficile!

1653

An op-ed on what the experience was like for a civilian.

I’ve been in the military community long enough to hear the whispers: ‘Oh no, my test is coming up… I’m worried about the sandbag lifts… I want to score higher this year… I was on a medical exemption while an injury healed, and now I’m nervous I won’t pass.’

Although many CAF trades require members to work from offices, those in other trades and those overseas can find themselves in situations where extreme levels of physical fitness are required, such as dragging an injured comrade out of danger or stacking sandbags to stop a flood. In addition, the CAF follows a Universality of Service, or “soldier first” principle, where personnel must be capable at all times of performing a diverse range of general military tasks, common defence, and security duties – the FORCE evaluation helps to measure this.

The ‘Fitness for Operational Requirements of CAF Employment’, or ‘FORCE Evaluation’, comes around once a year for military personnel. It was created as an occupational fitness standard, necessary for all members to meet and designed to, “capture the movement patterns, energy systems, and muscle groups recruited in the performance of the Common Military Task Fitness Evaluation” (CFMWS website). If one can’t pass the FORCE Evaluation, one risks release from the CAF (note: there are exemptions e.g., injury). Some may await the test in eager anticipation, while others may dread the annual occurrence.

After hearing so much about it, I wanted to give the test a try. If nothing else, to quench my own curiosity – I wanted the challenge!  I reached out the PSP Fitness Coordinators over at the Buell Gym, who generously let me jump onto one of their morning sessions.

Long story short, the FORCE Evaluation was really, really hard.

After a pep talk from a friend of mine at CFB Kingston, I arrived at the Field House for 0815 hrs bright-eyed and bushy-tailed. I stood alongside other CAF members in attendance, some of whom offered helpful tips, tricks and words of encouragement while we waited to commence.

Next, we were walked through all four aspects of the FORCE test, and graciously provided demonstrations by the Fitness & Sports Instructors. These four components included 20 metre rushes, sandbag lifts, intermittent loaded shuttles and the sandbag drag. Before the evaluation, waist circumference measurement and a brief health survey were completed behind a half wall intended for privacy – a very civilized touch to the test.

The evaluation began with 20 metre rushes: my weakness. We had to run 20 metre sections, stopping at every 10 metre mark to get down flat on the ground and lift our hands up before getting up and continuing to sprint. The PSP staff followed us closely, marking each of us individually to make sure we completed the task properly. Next we had sandbag lifts, where we had to lift two 20 kilogram sandbags horizontally, one at a time, to a 1 metre mark on the wall 30 times (15 each). This, rest assured, is a much less difficult task for the CAF’s six foot tall members than it was for me, a vertically challenged individual, who rests at a height just over 5 foot on a good day. 

Then, we had intermittent loaded shuttles, where we completed a circuit of carrying the sandbags 40 metres and running 40 metres five times each. This was, by far, the most difficult activity for me, not particularly friendly to recovering asthmatics – by the end, I was panting hard and thought my heart rate was trying to mimic that of a hummingbird. 

Lastly, we completed the sandbag drag. In this task, we had to pull an approximately 240 pound sandbag system 20 metres using another sandbag attached to the first one by a strap. “Lean back,” they told me, and lean back I did, it was my favourite of all four exercises – it also happened to be the one least requiring cardio endurance. 

Following that, I was given a debriefing, where one of the Fitness & Sports Instructors went over my results – then, we were done, that simple.

Doesn’t sound too bad, does it? Here’s the catch: the whole thing is timed, and three-quarters of the components had a time requirement to pass, which made the evaluation a lot more challenging.

The FORCE test was very different than any type of exercise I’ve ever experienced. If I had to describe it, I would say it most closely paralleled a HIIT (High Intensity Interval Training) workout. Let’s just say it exists on a dimension far away from the daily yoga, seasonal snowboarding and tri-weekly weight-lifting sessions I’m used to.

All in all, the test offered me a new perspective on fitness, and I’m proud of myself for doing it, not to mention happy it’s not required for my job! 

I’d like to say thank you to the PSP Instructors who let me join in on the fun, and kudos to those in service who keep doing it over and over!


Un article d’opinion sur l’expérience vécue par un civil.

Je suis dans la communauté militaire depuis assez longtemps pour entendre les murmures se rapportant à l’évaluation : Oh non, mon test est pour bientôt… Je suis inquiet concernant les levées de sacs de sable… Je veux obtenir un meilleur résultat cette année… J’avais une exemption médicale dans l’attente de la guérison d’une blessure, et maintenant, je suis nerveux à l’idée de ne pas réussir l’évaluation. 

Bien que de nombreuses professions des FAC exigent que les militaires travaillent à partir de leurs bureaux, les militaires qui exercent d’autres professions ou qui sont à l’étranger peuvent se retrouver dans des situations où des niveaux extrêmes de bonne condition physique sont requis, notamment pour être en mesure de tirer un camarade blessé hors du danger ou pour empiler des sacs de sable afin d’arrêter une inondation. En outre, les FAC ont adopté le principe de l’universalité du service, ou principe du « soldat d’abord », selon lequel le personnel doit être capable d’accomplir en tout temps un éventail diversifié de tâches militaires générales, de défense commune et de sécurité. L’évaluation FORCE permet de mesurer la capacité à satisfaire à cette condition.

L’évaluation « Forme opérationnelle requise dans le cadre de l’emploi » dans les FAC, ou « évaluation FORCE », est effectuée une fois par année pour le personnel militaire. Cette évaluation a été créée en tant que norme de condition physique professionnelle que les militaires doivent respecter, et qui est conçue pour « cibler les mouvements types, les systèmes énergétiques et les groupes musculaires sollicités dans l’exécution des tâches militaires communes » (site Web des Services de bien-être et moral des Forces canadiennes). Si une personne ne réussit pas l’évaluation FORCE, elle risque d’être libérée des FAC (nota : il existe des exemptions, p. ex. en cas de blessure). Certaines personnes peuvent attendre le test avec impatience, tandis que d’autres peuvent redouter l’évaluation annuelle. 

Après en avoir tant entendu parler, j’ai voulu essayer le test. Au moins pour assouvir ma propre curiosité : je voulais le défi! J’ai contacté les coordonnateurs du conditionnement physique des Programmes de soutien du personnel (PSP) au gymnase Buell qui m’ont généreusement laissé participer à l’une de leurs séances matinales.

Longue histoire courte… l’évaluation FORCE était très, très difficile.

Après un entretien d’encouragement avec un ami de la Base des Forces canadiennes (BFC) Kingston, je suis arrivé au complexe sportif à 8 h 15, les yeux brillants, prêt et motivé. J’étais aux côtés d’autres membres des FAC présents, et certains d’entre eux m’ont offert des conseils utiles, des trucs et des mots d’encouragement pendant que nous attendions pour commencer le test.

Ensuite, on nous a expliqué les quatre aspects du test FORCE, et les instructeurs de conditionnement physique et de sports nous ont gracieusement fait des démonstrations. Ces quatre composantes comprenaient des courses précipitées de 20 mètres, des levées de sacs de sable, des courses-navettes intermittentes avec charge et des tractions de sacs de sable. Avant l’évaluation, la mesure du tour de taille et une brève vérification de l’état de santé ont été effectuées derrière un demi-mur garant de l’intimité, une touche très civilisée du test.

L’évaluation a commencé par des courses précipitées de 20 mètres : ma faiblesse. Nous avons dû courir des sections de 20 mètres, en nous arrêtant à tous les 10 mètres pour nous étendre à plat sur le sol et lever les mains avant de nous relever et de continuer à courir. Le personnel des PSP nous a suivis de près, en nous notant individuellement pour s’assurer que nous avions bien accompli la tâche. Ensuite, nous avons eu des levées de sacs de sable, où nous avons dû soulever deux sacs de sable de vingt kilogrammes à l’horizontale, un à la fois, jusqu’à une marque d’un mètre sur le mur trente fois (quinze fois par sac). Croyez-moi, c’est une tâche beaucoup plus facile pour les membres des FAC qui mesurent six pieds que pour moi, une personne de petite stature qui mesure tout juste un peu plus de 5 pieds dans mes meilleurs moments.

Par la suite, nous avons eu à faire des courses-navettes intermittentes avec charge, où nous avons effectué un circuit formé d’une section de 40 mètres à porter des sacs de sable et d’une section de 40 mètres à courir cinq fois. Cela a été, de loin, l’activité la plus difficile pour moi; celle-ci n’est pas particulièrement agréable pour les asthmatiques en convalescence : à la fin, je haletais fort et pensais que mon rythme cardiaque essayait d’imiter celui d’un colibri.

Enfin, nous avons terminé par les tractions de sacs de sable. Dans cette tâche, nous avons dû tirer un système de sacs de sable d’environ 240 livres sur 20 mètres en utilisant un autre sac de sable attaché au premier par une sangle. « Incline-toi », m’ont dit les membres des PSP, et c’est ce que j’ai fait. Des quatre exercices, le dernier a été mon préféré : c’était aussi celui qui nécessitait le moins d’endurance cardiovasculaire.

À la suite de la fin de l’évaluation FORCE, j’ai eu droit à un débriefing au cours duquel l’un des instructeurs de conditionnement physique et de sports a passé en revue mes résultats. Puis, nous avons terminé, tout simplement.

Ça n’a pas l’air si mal, n’est-ce pas ? Voici le piège : tout est chronométré, et les trois quarts des composantes du test nécessitent d’accomplir les tâches dans une limite de temps pour les réussir, ce qui rend l’évaluation beaucoup plus difficile.

Le test FORCE a été très différent de tous les types d’exercices que j’ai connus. Si je devais le décrire, je dirais qu’il s’apparente le plus à un entraînement par intervalles à haute intensité. Disons simplement qu’il existe sur une dimension loin, loin du yoga quotidien, du surf des neiges saisonnier et des séances trihebdomadaires d’haltérophilie auxquels je suis habitué.

Dans l’ensemble, le test m’a offert une nouvelle perspective sur la condition physique, et je suis fier de l’avoir fait, sans compter que je suis heureux que ce ne soit pas une exigence à satisfaire dans le cadre de mon travail!

Je tiens à remercier les instructeurs des PSP qui m’ont permis de me joindre à eux pour m’amuser, et bravo aux militaires qui sont en service et qui continuent de faire le test FORCE encore et encore!

By/par: Zoe Cote