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Pine River rescue

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Gary A. Johnston paddling on the Marl Creek near Edenvale, ON.

**A dramatic local story below, submitted by a former resident. If you read this story and know any information related to it, please contact the Borden Citizen at bordencitizeneditor@rogers.com, we would love to follow up and help the author locate the person attached to the hand – read on…

“Hey, Mister? Can you help our friend?” The voice was calm but full of purpose.

I was canoeing alone on the Nottawasaga River near Angus, Ontario. I was going to meet my cousin so we could paddle through the Minesing Swamp to my family’s farm near Minesing. It was late spring and the riverbanks had only begun to show some green growth.

Ahead of me on the bank were four children about 7 years old. A boy’s question, “Mister, can you help our friend?” had me puzzled. I had just turned 17, and nobody had ever called me “Mister”. I was pondering the title when I spied their friend.

She was walking in the Pine River, right at the mouth as it entered the Nottawasaga River – but the water was up to her chin, and she was clearly in trouble. I expect she was walking on her tiptoes on the sandy bottom. I was quite close by, but as I got nearer, the current on the Pine River pushed her into the deeper waters of the Nottawasaga River.

She was about 7-years-old, skinny and not very buoyant.

I paddled closer, and she disappeared under the water. I positioned the front of the canoe at the spot where she went under. I could see nothing in the muddy water. Suddenly a hand emerged from the water.

In the 1972 movie, Deliverance, a scene at the end showed a limp hand emerging from the surface of the lake. Eerily, I saw both these images within several months. But that movie hand was nothing like this hand. This hand was alive, searching for help. This hand was straight up, and the fingers were spread wide in desperation. If a hand could scream, these fingers were deafening.

Just this single hand was visible above the murky liquid. I turned the front of the canoe slightly until it touched the hand. The hand grabbed the gunnel. With strength born of fear, and powered by adrenaline, this hand pulled its owner out of the darkness, rocketing her up into the canoe is if she were an Olympic gymnast. She came up so fast, that I later imagined that Poseidon himself, far from the sea, had thrust her out of the water.

I was stunned. I took her to shore and she jumped out of the canoe to rejoin her friends. Not knowing what else to do, I scolded the group of them, “Go home! Get away from the river!” They all took off running. 

All these years later it seems like a harsh response. I offered the poor girl no comfort and scolded her even before she had a chance to thank me. 

The entire encounter was over in less than a minute and I paddled on somewhat dazed. To this day, I have no idea who they were. I wonder if they ever told their parents what had happened.

Gary in the exact canoe he rescued the girl in all those years ago. Submitted by Gary Johnston

If I had canoed by 15 seconds sooner, or come 15 seconds later I’m sure she would have drowned. How was it that I was in the right place at exactly the right time?

The rescue was easy. I had not even made a hard paddle stroke to get in the right position. I made no physical contact with the girl whose life was saved, and she had not said a word to me.

But it sure felt good. 

Every spring I think about the owner of that hand. I have imagined that this girl, from 1972, is now a grandmother. I wonder if she tells her grandchildren this cautionary tale to keep them safe from a similar mishap.

If you are the owner of that hand, please look me up. I would like to shake your hand.

By: Gary A. Johnston, Waterloo, ON


Le sauvetage de Pine River

Voici une histoire dramatique qui s’est déroulée dans la région, soumise par un ancien résident. Si vous avez lu cette histoire et connaissez des détails à ce sujet, veuillez contacter le Borden Citizen à l’adresse bordencitizeneditor@rogers.com, nous aimerions faire un suivi et aider l’auteur à retrouver la personne attaché à la main, lire la suite…

« Hé, Monsieur? Pouvez-vous aider notre amie? » La voix était calme, mais pleine de détermination.

Je faisais du canot seul sur la rivière Nottawasaga, près d’Angus, en Ontario. J’allais retrouver mon cousin pour aller pagayer à travers le marais de Minesing jusqu’à la ferme de ma famille près de Minesing. C’était la fin du printemps et on voyait quelques nouvelles pousses vertes sur les berges.

Devant moi, sur la rive, se trouvaient quatre enfants d’environ 7 ans. La question du garçon, « Monsieur, pouvez-vous aider notre amie? » m’avait laissé perplexe. Je venais d’avoir 17 ans, et personne ne m’avait jamais appelé « Monsieur ». Je réfléchissais au titre quand j’ai vu leur amie.

Elle marchait dans la rivière Pine, juste à l’embouchure de la rivière Nottawasaga – mais l’eau lui montait au menton et elle était clairement en difficulté. Je suppose qu’elle marchait sur la pointe des pieds sur le fond sablonneux. Je n’étais pas bien loin, mais alors que je m’approchais d’elle, le courant de la rivière Pine l’a poussée dans les eaux plus profondes de la rivière Nottawasaga.

Elle avait environ 7 ans, elle était toute mince et ne flottait pas beaucoup.

J’ai pagayé pour me rapprocher, mais elle a disparu sous l’eau. J’ai positionné l’avant du canot à l’endroit où elle avait coulé. Je ne voyais rien dans l’eau boueuse. Soudainement, une main est sortie de l’eau.

Dans le film de 1972, Deliverance, une scène à la fin montrait une main sas vie émergeant de la surface du lac. Étrangement, j’ai vu ces deux images dans l’espace de quelques mois. Mais la main de ce film n’avait rien à voir avec celle qui était devant moi. Cette main était vivante, elle cherchait de l’aide. Cette main était tendue vers le ciel, les doigts étaient bien écartés, signalant le désespoir. Si une main avait pu crier, ces doigts auraient été assourdissants.

Une seule main était visible au-dessus du liquide trouble. J’ai légèrement tourné l’avant du canot jusqu’à ce qu’il touche la main. La main a attrapé le plat-bord. Avec une force née de la peur, et alimentée par l’adrénaline, cette main a tiré sa propriétaire hors de l’obscurité, la faisant monter dans le canot comme avec l’agilité d’une gymnaste olympique. Elle est montée si vite, que j’ai plus tard imaginé que Poséidon lui-même, loin de la mer, l’avait propulsée hors de l’eau.

J’étais stupéfait. Je l’ai emmenée sur le rivage et elle a sauté du canot pour rejoindre ses amis. Ne sachant plus quoi faire, j’ai grondé le groupe : « Rentrez chez vous! Éloignez-vous de la rivière! » Ils sont tous partis en courant. 

Toutes ces années plus tard, ma réaction semble hostile. Je n’ai offert aucun réconfort à la pauvre fille et je l’ai grondée avant même qu’elle ait eu la chance de me remercier. 

Toute la rencontre s’est terminée en moins d’une minute et j’ai continué à pagayer, quelque peu étourdi. Jusqu’à ce jour, je n’ai aucune idée de qui ils étaient. Je me demande s’ils ont jamais dit à leurs parents ce qui s’était passé.

Si j’avais passé par là 15 secondes plus tôt ou si j’étais arrivé 15 secondes plus tard, je suis certain qu’elle se serait noyée. Comment se fait-il que j’aie été au bon endroit au bon moment?

Le sauvetage a été facile. Je n’avais même pas fait un coup de pagaie difficile pour me mettre dans la bonne position. Je n’ai pas eu de contact physique avec la fille dont la vie a été sauvée, et elle ne m’a pas dit un mot.

Mais ce que j’ai ressenti était super. 

Chaque printemps, je pense à la propriétaire de cette main. J’imagine que cette fille, de 1972, est maintenant grand-mère. Je me demande si elle raconte cette histoire à ses petits-enfants pour les mettre à l’abri d’une telle mésaventure.

Si vous êtes la propriétaire de cette main, veuillez me contacter. Je voudrais vous la serrer.

Par : Gary A. Johnston, Waterloo (Ontario)