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Registry will help identify Canadian war dead in unmarked graves

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Captain Sye VanMaanen, Padre, leads the burial party from The British Columbia Regiment on June 12, 2019 during the burial ceremony of First World War fallen soldier, Private George Alfred Newburn at the Commonwealth War Graves Commission’s Loos British Cemetery outside Loos-en-Gohelle, France. Photo: MCpl PJ Letourneau, Canadian Forces Combat Camera IS06-2019-0026-003

In the spirit of World Anthropology Day on Feb. 18, I wanted to share with you what I do as a forensic anthropologist: I am the Casualty Identification Coordinator for the Canadian Armed Forces. I analyze the newly discovered skeletal remains of Canadian service personnel who were killed in action during the First and Second World Wars, as well as the conflict in Korea, and who have no known grave.

The Casualty Identification Program aims to identify the remains of more than 27,000 Canadian war dead so that they may be buried with their name, by their regiment, and in the presence of family. Since 2007, the Program has successfully identified the human remains of 31 Canadian soldiers, while five sets of remains have been buried as unknown soldiers when identification was not possible. The families of those we have identified and those who are still missing show us why this work is important. I have heard many stories of families continuing to honour their ancestors who died in conflict and have no known grave, no matter how much time or how many generations have passed.

People are often surprised that the remains of Canadian war dead continue to be discovered today. It is certainly not a daily occurrence; however, a number of new cases come to my desk every year. My goal, as a forensic anthropologist, is to return the names and faces to those who died in service to Canada, some of them more than 100 years ago. The process is not as easy as what television shows such as “Bones” and “CSI” make it out to be. Due to a number of circumstances, it can take many years before we are able to identify remains. Some of the remains I continue to work on were discovered 10 years ago.

Why not use DNA? We do. DNA is a very valuable tool that helps us identify unknown human remains; however, it is not as straightforward as many people think. Some types of DNA do not survive very well, which can limit what we are able to obtain from the remains. If we do not have a sample from a family member, the DNA from the remains does not reveal much to help with identification. Finding viable donors willing to donate their DNA can take a very long time. Over the years, I’ve had some interesting conversations on the phone with family members to reassure them that the Casualty Identification Program is legitimate, there is no cost to the families, and we will respect their private information. It is an unusual request, after all.

Today, I am asking for your help in identifying Canada’s war dead, including someone who may be from your family. The Casualty Identification Program has created an online registration form for the families of Canadian war dead who have no known grave. We only ask for your contact information and information about the soldier who is a part of your family. By registering with us, you can help accelerate the identification process. You can sign up here: https://www.canada.ca/en/department-national-defence/services/military-history/history-heritage/casualty-identification-military/register-missing-military-family.html. And who knows, someday you may get a phone call from me.

For more information on the Casualty Identification Program, visit: https://www.canada.ca/en/department-national-defence/services/military-history/history-heritage/casualty-identification-military.html.

Dr. Sarah Lockyer is the Casualty Identification Coordinator and forensic anthropologist for the Canadian Armed Forces. She is based in Ottawa, Ont.


S’inscrire pour aider à identifier les Canadiens morts à la guerre qui n’ont pas de sépulture connue

Dans l’esprit de la Journée mondiale de l’anthropologie le 18 février, je tenais à vous faire connaître davantage mon travail en tant qu’anthropologue judiciaire : je suis la coordonnatrice de l’identification des pertes militaires pour les Forces armées canadiennes. J’analyse les ossements récemment découverts de militaires canadiens qui sont tombés au champ d’honneur durant les Première et Seconde Guerres mondiales, ainsi que le conflit en Corée, et qui n’ont pas de sépulture connue.

Le Programme d’identification des pertes militaires a pour objet d’identifier les restes de plus de 27 000 Canadiens morts à la guerre, dans l’espoir de pouvoir les inhumer avec leur nom, par leur régiment, et en présence de leur famille. Depuis 2007, le Programme a réussi à identifier les restes humains de 31 soldats canadiens, et cinq ensembles de restes humains ont été enterrés en tant que soldats inconnus, puisque nous n’avons pas été en mesure de les identifier. Ce sont les familles des personnes dont nous avons établi l’identité et celles des personnes qui n’ont toujours pas été retrouvées qui illustrent l’importance de ce travail. J’ai entendu de nombreuses histoires de familles qui continuent d’honorer leurs ancêtres qui ont péri lors d’un conflit et n’ont pas de sépulture connue, peu importe le nombre d’années qui se sont écoulées, de génération en génération.

Les gens sont souvent surpris d’apprendre que l’on continue toujours de découvrir des restes de Canadiens morts à la guerre. Certes, ce n’est pas chose courante; cependant, un certain nombre de nouveaux cas me sont confiés chaque année. Mon objectif, en ma qualité d’anthropologue judiciaire, c’est de redonner un nom et un visage aux personnes qui ont péri dans l’exercice de leurs fonctions au service du Canada, dont certaines sont mortes il y a plus de 100 ans. Le processus n’est pas aussi facile qu’il a l’air à la télévision, dans les téléséries « Bones » et « CSI : Les Experts ». En raison de divers facteurs, de nombreuses années peuvent passer avant que nous puissions identifier des restes. Certains des restes que j’analyse toujours ont été découverts il y a dix ans.

Pourquoi ne recourrons-nous pas à l’analyse d’ADN? En fait, nous y avons recours. L’analyse d’ADN constitue un outil précieux, lequel nous aide à identifier les restes d’un inconnu; cette technique n’est toutefois pas aussi simple que bien des gens le pensent. Certains types d’ADN ne se conservent pas très bien, ce qui peut limiter les données que nous pouvons recueillir des restes. Si nous n’avons pas l’échantillon d’un membre de la famille, l’ADN ne nous est pas très utile pour identifier des restes humains. Il nous faut parfois très longtemps pour trouver des donneurs viables qui acceptent de faire don de leur ADN. Au fil des ans, nous avons eu des conversations téléphoniques intéressantes avec des membres de la famille afin de les rassurer : le Programme d’identification des pertes militaires est légitime, il ne coûte rien aux familles et il assure la protection de leurs renseignements personnels. Après tout, nous reconnaissons que c’est une demande inhabituelle.

Aujourd’hui, je sollicite votre aide pour identifier les Canadiens morts à la guerre, dans certains cas, il peut s’agir d’un membre de votre famille. Le Programme d’identification des pertes militaires a mis au point un formulaire d’inscription en ligne à l’intention des familles de Canadiens morts à la guerre qui n’ont pas de sépulture connue. Il suffit de nous fournir vos coordonnées et des renseignements sur le soldat qui fait partie de votre famille. En vous inscrivant, vous pouvez nous aider à accélérer le processus d’identification. Pour ce faire, rendez-vous sur le site suivant : https://www.canada.ca/fr/ministere-defense-nationale/services/histoire-militaire/histoire-patrimoine/identification-pertes-militaires/inscriver-famille-militaire-disparu.html. Et qui sait, peut-être recevrez-vous un jour un appel téléphonique de moi.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Programme d’identification des pertes militaires, visitez le site : https://www.canada.ca/fr/ministere-defense-nationale/services/histoire-militaire/histoire-patrimoine/identification-pertes-militaires.html.

Sarah Lockyer, Ph. D., est anthropologue juridique et coordonnatrice de l’identification des pertes militaires pour les Forces armées canadiennes. Elle travaille à Ottawa, en Ontario.