Home Featured Stories The poppy’s roots lie deeper than the First World War / Un...

The poppy’s roots lie deeper than the First World War / Un symbole bien enraciné

111

How the red flower grew to become the symbol it is today

The poppy’s story is one of camaraderie, loss, and resilience. 

Each year on 11 November, Canadians pay tribute the men and women of the Canadian Armed Forces (CAF) who have served and who continue to serve our country. A moment of silence and a red poppy honour the over 2.3 million Canadians who have served, and the approximately 120,000 who have sacrificed their lives throughout Canada’s history. 

Remembrance Day was first observed by Canada and the rest of the British Commonwealth in 1919. It began as a commemoration of the armistice agreement that brought the First World War to an end, but no one wore the artificial poppies we know so well today. 

This begs the question of where the poppy originated and how it became the symbol of remembrance.

Many Canadians attribute the artificial poppies seen today to a poem by Canadian Doctor, LCol John McCrae, entitled In Flanders Fields. The poem was published soon after the First World War, inspired by a friend McCrae lost in Ypres. In Flanders Fields artistically depicts the battlegrounds of the First World War, which stretch across southern Belgium and northwest France. It is estimated that approximately one million soldiers from over 50 countries were wounded, missing, or killed in action in the county of Flanders. 

Fields of blood red poppies soon bloomed around the bodies of the fallen. 

A century earlier, the same scene was observed in the wreckage brought by the Napoleonic Wars. The devastation left battlefields barren and soil freshly turned. Western European post-war fields created the perfect conditions for the scarlet poppy, which grows naturally in disturbed earth. 

American humanitarian and academic, Moina Michael, who acted as a member of the American Overseas YMCA in the last year of the war was inspired by McCrae’s poem. She chose to campaign for the poppy as a symbol of remembrance – honouring those who had died in the war, and Michael’s poppy was accepted by the American Legion in 1920. After seeing Michael’s campaign, a woman by the name of Anna Guérin began manufacturing artificial poppies in France to raise funds for war orphans. In 1921, she travelled to Britain and Canada and convinced their respective legions to follow the movement by adopting the poppy as a national symbol of remembrance. Nine million poppies marked first the official ‘Poppy Day,’ which occurred on 11 November, 1921. 

By 1922, countries had begun to insource poppy production. In Canada, artificial poppies were manufactured by disabled soldiers in Vetcraft shops run by the Department of Soldiers Civil Re-establishment. Since its formation in 1925, the Royal Canadian Legion (known formerly as the Canadian Legion) has run the poppy campaign in our country. Funds derived from these replica poppies provide a variety of assistance to CAF veterans. 21 million poppies are now distributed across Canada each year.


Comment le coquelicot rouge es devenu un symbole

L’histoire du coquelicot est marquée par la camaraderie, la perte et la résilience. 

Chaque année, le 11 novembre, les Canadiens rendent hommage aux hommes et aux femmes des Forces armées canadiennes (FAC) qui ont servi notre et qui continuent de le faire. On rend hommage, au moyen d’une minute de silence et d’un coquelicot rouge, aux plus de 2 300 000 Canadiens qui ont servi le Canada et aux quelque 120 000 militaires qui ont sacrifié leur vie au cours de l’histoire de notre pays. 

Le Canada et le reste du Commonwealth ont célébré le jour du Souvenir pour la première fois en 1919. Au départ, l’événement visait à commémorer l’armistice qui a mis fin à la Première Guerre mondiale. Toutefois, personne ne portait les coquelicots artificiels que nous connaissons si bien aujourd’hui. 

Voilà qui soulève une question : quelle est l’origine du coquelicot, et de quelle façon celui-ci est-il est devenu le symbole du Souvenir?

De nombreux Canadiens associent les coquelicots artificiels qui nous sont aujourd’hui si familiers à un poème du Lcol John McCrae, un médecin canadien, intitulé Au champ d’honneur. McCrae a rédigé ce poème, publié peu après la Première Guerre mondiale, à la suite du décès de l’un de ses amis à Ypres. Au champ d’honneur représente artistiquement les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, qui s’étendent du sud de la Belgique au nord-ouest de la France. On estime qu’un million de soldats de plus de 50 pays ont été blessés, portés disparus ou tués au combat dans le comté de Flandre. 

Des champs de coquelicots rouge sang ont rapidement fleuri aux endroits où reposaient les corps des soldats. 

Un siècle plus tôt, la même scène a été observée à la suite des guerres napoléoniennes. La dévastation a laissé les champs de bataille stériles et la terre fraîchement retournée. Les champs d’après-guerre de l’Europe occidentale offraient des conditions parfaites pour la floraison du coquelicot, une fleur écarlate qui pousse naturellement dans la terre remuée. 

Moina Michael, une humanitaire et universitaire américaine qui a été membre de l’American Overseas YMCA au cours de la dernière année de la guerre, s’est inspirée du poème de McCrae. Elle a choisi de faire campagne pour que le coquelicot devienne le symbole du Souvenir afin de rendre hommage aux soldats qui sont morts à la guerre. La proposition de Mme Michael a été acceptée par la Légion américaine en 1920. Après avoir eu vent de la campagne de Mme Michael, une femme du nom d’Anna Guérin a commencé à fabriquer des coquelicots artificiels en France en vue de recueillir des fonds pour les orphelins de guerre. En 1921, elle s’est rendue en Grande-Bretagne et au Canada afin de convaincre leurs légions respectives de suivre le mouvement et d’adopter le coquelicot comme symbole national du Souvenir. Neuf millions de coquelicots ont été portés au cours de la première « journée du coquelicot » officielle, qui eut lieu le 11 novembre 1921. 

À partir de 1922, les pays ont commencé à produire leurs propres coquelicots. Au Canada, les coquelicots artificiels étaient fabriqués par des soldats handicapés dans des ateliers d’artisanat des anciens combattants gérés par le ministère du Rétablissement civil des soldats. Depuis sa mise sur pied en 1925, la Légion royale canadienne (anciennement connue sous le nom de Canadian Legion) a mené la campagne du coquelicot dans notre pays. Les fonds provenant de ces coquelicots artificiels permettent d’aider les vétérans des FAC de plusieurs façons. Quelque 21 millions de coquelicots sont maintenant distribués à l’échelle du pays chaque année. 

By/Par: Zoe Côté