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Time of rest for Borden’s sacred symbol / Un moment de repos pour le symbole sacré de Borden

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Marking the end of powwow season, a sacred Indigenous symbol was put to rest for the winter at Canadian Forces Base (CFB) Borden.

On 6 December at 1115 hrs, the Borden Defence Aboriginal Advisory Group (DAAG) hosted a Feasting of the Eagle Staff for all to attend at Curtiss Hall Mess. The luncheon began in the snow with a traditional smudging ceremony, with those in attendance forming a large circle around Borden’s Eagle Staff. 

An Indigenous custom, the cleansing smoke bath created by the burning sage acts as a purifier for the body, aura, energy and ritual space – it calls on the spirits of the sacred plants to repel negative energies and restore balance. 

Rangers, Juanita MacLeod and Dave Walker, Indigenous “helpers” and members of DAAG, led the ceremony with two bowls of burning ceremonial sage. The helpers brought the sage around the circle, and everyone was invited to cleanse his or her face and heart by guiding the smoke with bare hands. After each cleanse, individuals were asked to say “Miigwech” to which the helpers responded “Aho,” meaning ‘thank you’ and ‘okay’ in Ojibwe, respectively.

The feasting ceremony then moved to inside the mess hall, where everyone collected a plate and dined together. Ranger Walker, helper and keeper of the Eagle Staff took to the mic, speaking of both the aboriginal community’s rich history and stigmatized topics, including addiction, mental health, and racism. 

“Growing up, you don’t understand that things aren’t right,” he commented. “Although intergenerational effects are still seen today, Canada has made much progress since the time of residential schools. We live a good life. I’m happy to be here, happy to share some awareness of our past and of our future.”

Many members of DAAG were present to honour the event, including Cpl Windy Lafreniere (Military Co-Chair of Borden DAAG), Mr. Kim Brown (Civilian Co-Chair of Borden DAAG), Major Tom Bell (Borden DAAG Coordinator), Ranger Dave Walker (Helper & Eagle Staff Keeper), Ranger Juanita MacLeod (Helper), and Mcpl Jim Talbot (Eagle Staff Keeper).

The Feasting of the Eagle Staff took place in an effort to, “bring awareness about the Eagle Staff, why we have it, why we carry it and what it represents,” said Ranger MacLeod.

It is tradition that staff be feasted at the end of autumn as the Indigenous community is coming into “the rest time” she continued. The annual feast is for loved ones lost, and the eagle feathers symbolically carry the food to the Creator and those passed. In the spring, there will be a second feast to awaken the staff once more for another season of powwows. 


À la Base des Forces canadiennes Borden (BFC Borden), un symbole amérindien sacré s’est vu accorder un moment de repos pour l’hiver, marquant ainsi la fin de la saison des pow-wow.

Le 6 décembre à 11 h 15, à la salle à manger Curtiss, le Groupe consultatif des Autochtones de la Défense (GCAD) de la BFC Borden a organisé un événement des porteurs du bâton à exploits auquel tout le monde pouvait assister. La soirée s’est amorcée dans la neige avec une cérémonie de purification traditionnelle, alors que les participants ont formé un grand cercle autour du bâton à exploits de Borden. 

Tel que le veut la tradition amérindienne, une cérémonie de purification par la fumée consiste à brûler de la sauge afin de purifier le corps, l’aura, l’énergie et le lieu de rite – la fumée appelle l’esprit des plantes sacrées afin de repousser l’énergie négative et de restaurer l’équilibre. 

Les rangers Juanita MacLeod et Dave Walker, « officiants » autochtones et membres du GCAD, ont chapeauté la cérémonie à l’aide de deux bols de sauge incandescente. Les officiants ont fait le tour du cercle avec la sauge et tout le monde a été invité à purifier son visage et son cœur en guidant la fumée à mains nues. Après chaque purification, chaque personne a été invitée à dire « Miigwech », ce à quoi les officiants ont répondu « Aho ». Ces mots signifient respectivement « merci » et « d’accord » en ojibwé.

La cérémonie s’est ensuite transportée à l’intérieur de la salle à manger où tout le monde a pris une assiette et a profité ensemble du festin. Le ranger Walker, officiant et gardien du bâton à exploits, a pris le micro pour parler à la fois de l’histoire très riche de la communauté autochtone, mais aussi de sujets sensibles tels que la dépendance, la santé mentale et le racisme. 

« En grandissant, on ne comprend pas que les choses ne sont pas comme elles le devraient », a souligné le ranger Walker. « Même si les effets intergénérationnels des pensionnats indiens se font encore sentir aujourd’hui, le Canada a fait beaucoup de progrès depuis cette époque. Nous menons une bonne vie. Je suis heureux d’être ici, heureux de sensibiliser les gens en partageant une parcelle de notre passé et de notre futur. »

Plusieurs membres du GCAD étaient présents pour souligner l’événement, dont le caporal Windy Lafreniere (coprésidente militaire du GCAD Borden), M. Kim Brown (coprésident civil du GCAD Borden), le major Tom Bell (Coordonnateur du GCAD Borden), le ranger Dave Walker (officiant et gardien du bâton à exploits), le ranger Juanita MacLeod (officiante) et le caporal-chef Jim Talbot (gardien du bâton à exploits).

D’après le ranger Macloed, la soirée des porteurs du bâton à exploits a eu lieu afin de « sensibiliser les gens au sujet du bâton à exploits, de la raison pour laquelle nous le détenons et nous le transportons, ainsi que de ce qu’il représente ».

Le ranger Macleod a poursuivi en expliquant que la tradition veut qu’un festin soit organisé en l’honneur du bâton à la fin de l’automne, alors que la communauté autochtone entame « sa période de repos ». Le festin est organisé en l’honneur des êtres chers disparus et les plumes d’aigles apportent symboliquement la nourriture au Créateur et à ceux qui nous ont quittés. Au printemps, une deuxième soirée sera organisée afin de réveiller le bâton à nouveau pour une autre saison de pow-wow.

By/Par: Zoe Côté