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Time to Just Be

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A friend and colleague of mine posted a thought on Facebook regarding the holiday season.  It read, “I don’t know who (else) needs to hear this, but you do not have to make this holiday season more magical because you are home, or because you think you have to make up for all the things that will be missed. It’s ok for it just to be odd, or low key, or both.”  This was probably the most mentally healthy statement I saw regarding the holiday season this year.

Sometimes we forget that it is ok to ‘just be’.  We need to accept that things are different from what they were twelve months ago.  This time last year, I was making sure my new planner was ready to go and looking forward to the experiences and events that I had planned.  None of those happened.  Instead, I met my neighbours when we were all outside taking our daily walks, both before and after my posting this summer.  I discovered that weekly Zoom calls with my core group of friends should have been happening long before.  I took advantage of the time I had to be in my kitchen and in my sewing room (both hobbies I had pre-pandemic).  I did not learn how to paint.  I did not keep a journal.  I decided to just be, and to not look too far ahead.

The last ten months have been difficult.  The next ten months may be as well.  What matters is how we approach those really difficult days, and remembering that when we feel like we can’t face them alone, there are supports for us out there.  It’s ok to feel like we just want to go back to normal.  It’s ok to not know what to do next.  It’s ok to feel like you finally have time to breathe too.  But when you are overwhelmed, when you don’t know where to turn, when you think you can’t take anymore, reach out.  Call a friend.  Call the chaplain.  Call mental health.  And remember, it is ok to just be.

By: Lt(N) Mary Anne VanHeuvelen


Être, tout simplement

Un ami et collègue à moi a publié sur Facebook la réflexion suivante concernant la période des Fêtes : « Je ne sais pas qui (d’autre) a besoin d’entendre ça, mais sachez que vous n’avez pas besoin de rendre cette période des Fêtes plus magique parce que vous êtes chez vous ou parce que vous croyez devoir compenser tout ce qui sera manqué. Il n’y a pas de mal à ce que ce soit bizarre, ou discret, ou les deux ». C’est probablement la déclaration la plus mentalement saine que j’ai lue concernant la période des Fêtes cette année.

Nous oublions parfois qu’il est bien d’être, tout simplement. Nous devons accepter que les choses soient différentes de ce qu’elles étaient il y a douze mois. À la même époque l’an dernier, je m’assurais que mon nouveau planificateur était prêt et attendais avec impatience de vivre les expériences et les événements que j’avais prévus. Rien de tout cela ne s’est produit. Au lieu de cela, j’ai rencontré mes voisins lorsque nous étions tous dehors à faire nos promenades quotidiennes, avant et après mon affectation de cet été. J’ai découvert que les appels Zoom hebdomadaires avec mon groupe d’amis proches auraient dû avoir lieu bien avant. J’ai profité du temps que j’avais pour être dans ma cuisine et dans mon atelier de couture (deux passe-temps que j’avais avant la pandémie). Je n’ai pas appris à peindre. Je n’ai pas tenu de journal. J’ai décidé de me contenter d’être, et de ne pas regarder trop loin devant moi.

Les dix derniers mois ont été difficiles. Les dix prochains mois pourraient l’être aussi. Ce qui compte, c’est la façon dont nous abordons ces jours vraiment difficiles. Nous devons nous rappeler que lorsque nous avons l’impression de ne pas pouvoir affronter la situation seuls, il existe du soutien pour nous. C’est correct de vouloir revenir à la normale. C’est correct de ne pas savoir quoi faire ensuite. C’est aussi correct de sentir qu’on a enfin le temps de respirer. Toutefois, si vous vous sentez dépassé, si vous ne savez pas vers qui vous tourner, si vous croyez ne pas pouvoir en supporter davantage, demandez de l’aide. Appelez un ami. Appelez l’aumônier. Appelez le service de santé mentale. Et rappelez-vous : il est bien d’être, tout simplement.

Par Ltv Mary Anne VanHeuvelen