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A British Airplane Design Modified for Canadian Winters

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A de Havilland Tiger Moth. This Royal Canadian Air Force training aircraft was distinguishable by the overall yellow paint and the blue, white and red markings on the fuselage and fin. Photo courtesy of Base Borden Military Museum. / Un appareil Tiger Moth de de Havilland. Cet appareil d’entraînement de l’Aviation royale canadienne était reconnaissable par sa couleur jaune et les marques bleues, blanches et rouges du fuselage et de l’aileron. Photo : Gracieuseté du Musée militaire de la base Borden.

When you first enter Base Borden Military Museum Air Annex, also historically known as Hangar 11, you will notice at the back right a yellow biplane that was used as a military trainer airplane as part of the British Commonwealth Air Training Plan (BCATP) during the Second World War. Nicknamed the Tiger Moth, the DH.82C was produced by de Havilland Canada, then situated on present-day Downsview Park in Toronto. During the 1940’s, over 1,500 Canadian Tiger Moths were built by de Havilland, these aircraft supplying many Elementary Flying Schools throughout the country. These Royal Canadian Air Force (RCAF) airplanes flew an impressive 1,778,348 flying hours during the war, supplying more than 20 flying schools to help train rookie pilots from all parts of the Commonwealth.

This particular model was derived from the original DH.82 Tiger Moth designed by Geoffrey de Havilland in the 1930s and built by the de Havilland Aircraft Company in Britain. Phillip Garrett, a First World War pilot, designed the Canadian model by using the RCAF requested changes to accommodate for Canada’s extremely cold winters, allowing the aircraft to operate more efficiently.

These modifications included a sliding canopy that could be partially opened or removed completely when the weather got too hot. There was also an installed heater in the cockpit that was ducted off the exhaust pipe. The extra length of the exhaust pipe allowed for a quieter sound as opposed to the loud “barking” sound of the British version. Another change was to replace the tail skid that aided in the stopping of the aircraft with a tail wheel and brakes that helped increase its control when landing.

Unlike today’s airplanes which are primarily made of aluminum or other composite metals, this particular aircraft’s fuselage (body) was built around a steel tube frame shaped with wood and covered in fabric. The wings are a wooden skeletal structure also covered in fabric. The power came from a four-cylinder, 145 horsepower, Gipsy Major 1C engine, also designed by the de Havilland company.

This Museum’s Tiger Moth was originally deployed in July of 1942, at the No. 3 Flying Instructors School at Arnprior, Ontario. From there it was relocated several times before its pending disposal in July of 1945. It finally ended up being stored at the reserve Equipment Maintenance Satellite at Mount Pleasant, PEI. It logged a total of 1207:55 hours of flying time before it was acquired by the Gatineau Gliding Club in Carp, Ontario. In the winter, skis were added as it towed gliders near Beamish Lake. It was later registered to a private owner in Goderich in 1981 and is now in the care of Base Borden Military Museum.

By Beverley Ann Hill


Modification d’un aéronef britannique en prévision de l’hiver au Canada

À votre première visite du Musée militaire de la base Borden, dans l’annexe de la Force aérienne autrefois connue sous le nom de Hangar no 11, vous remarquerez au fond à droite un biplan jaune, un appareil qui a activement servi dans le cadre du Plan d’entraînement aérien du Commonwealth britannique (PEACB) lors de la Seconde Guerre mondiale. Surnommé Tiger Moth (le papillon de nuit tigré), le modèle DH 82C a été produit par de Havilland au Canada, là où se trouve aujourd’hui le parc Downsview de Toronto. Dans les années 1940, ce sont plus de 1 500 Tiger Moth que de Havilland a construits au Canada, et bien des écoles de pilotage de base de tout le pays en ont profité. Ces appareils de l’Aviation royale canadienne (ARC) ont un bilan impressionnant de 1 778 348 heures de vol pendant la guerre et servaient dans plus de 20 écoles du pays à entraîner les pilotes novices provenant des quatre coins du Commonwealth.

Le modèle présenté est dérivé de l’original, le Tiger Moth DH 82 conçu par Geoffrey de Havilland dans les années 1930 et construit par la compagnie de Havilland Aircraft de Grande-Bretagne. Pilote lors de la Première Guerre mondiale, Phillip Garrett a conçu le modèle canadien à partir des modifications demandées par l’ARC pour tenir compte des rigueurs de l’hiver canadien afin de permettre à l’appareil de fonctionner efficacement. 

Ces modifications comprenaient un auvent coulissant pouvant s’ouvrir partiellement ou s’enlever complètement par temps chaud. Le poste de pilotage ou cockpit était également muni d’un appareil chauffage raccordé au tuyau d’échappement. C’est par sa longueur que le tuyau d’échappement amortissait le son de l’appareil, alors que le bruit émis par l’appareil britannique ressemblait à un « aboiement » sonore. La béquille de queue est elle aussi une modification qui facilitait l’arrêt de l’appareil grâce à une roulette de queue et à des freins qui offraient un plus grand contrôle à l’atterrissage. 

Contrairement aux aéronefs modernes dont les éléments principaux sont l’aluminium ou des métaux composites, le fuselage (corps) de ce modèle est en fait un tube d’acier façonné avec du bois et recouvert de tissu. Les ailes ont elles aussi une ossature de bois recouverte de tissu. L’appareil tirait sa puissance d’un moteur Gipsy Major 1C à quatre cylindres de 145 chevaux (hp), conçu lui aussi par la compagnie de Havilland. 

À ses débuts, l’appareil Tiger Moth du musée a été mis en service en juillet 1942 à l’École de pilotes-instructeurs no 3 d’Arnprior (Ontario). Par la suite, il a été réaffecté plusieurs fois avant son aliénation en juillet 1945. Enfin, il a été entreposé à la réserve satellite d’entretien des équipements de Mount Pleasant (Île-du-Prince-Édouard). Son journal de bord comptait 1 207 heures 55 minutes de vol avant son acquisition par le Gatineau Gliding Club à Carp (Ontario). En hiver, l’appareil était muni de skis pour tirer les planeurs autour de Beamish Lake. Un propriétaire privé l’a immatriculé à Goderich en 1981 et, de nos jours, c’est le Musée militaire de la base de Borden qui en est responsable. 

De Beverley Ann Hill