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Les bons moments sont de retour au Camp Loon pour les rangers juniors canadiens 

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Master Corporal Donald Sutherland of Constance Lake First Nation performs a traditional dance at the opening ceremony for Camp Loon. (Photo : Master Corporal Christopher Vernon, Canadian Rangers) | Le caporal-chef Donald Sutherland de la Première Nation de Constance Lake exécute une danse traditionnelle lors de la cérémonie d’ouverture du Camp Loon. (Photo : Caporal-chef Christopher Vernon, Rangers canadiens)

Après avoir été annulé ces deux derniers étés en raison de la pandémie de la COVID-19, le Camp Loon est de retour. Ce camp populaire des rangers juniors canadiens offre une semaine d’instruction avancée en leadership.

«Les rangers juniors vont vraiment s’amuser, ce sera super!» affirme le capitaine Aiden Solar, l’officier de l’armée canadienne qui est commandant du camp par intérim. «Je pense qu’ils vont adorer leur séjour».

Le campement de tentes est situé dans les bois, au bord du lac Springwater, à 50 kilomètres au nord de Geraldton.

Les Rangers juniors font partie d’un programme de l’Armée canadienne destiné aux jeunes âgés de 12 à 18 ans qui habitent dans des régions éloignées et isolées du Nord canadien. L’Ontario compte plus de 700 rangers juniors, membres de 29 Premières Nations.

Avant la COVID-19, jusqu’à 160 rangers juniors participaient au camp annuel et bénéficiaient d’une formation dont l’accent est mis sur la sécurité sur la terre et sur l’eau et sur l’adoption de modes de vie sains. 

«Je pense, d’après ce que nous voyons aujourd’hui que la dernière vague de la COVID a une incidence sur le camp » », déclare le capitaine Solar. “Certains enfants se sont désistés en raison d’éclosions récentes de la maladie dans leurs communautés.”

Des rangers juniors canadiens étaient heureux de rencontrer et de discuter avec des rangers juniors d’autres communautés des Premières Nations au Camp Loon. (Photo : Sergent Peter Moon, Rangers canadiens)

Le camp bénéficiait d’une grande popularité auprès des chefs des Premières Nations et des conseils de bande. Mais certains craignaient que les rangers juniors ramènent le COVID-19 dans leurs communautés. Il faut savoir que le camp dispose de son propre médecin militaire et de son propre personnel médical. 

Cette année, 60 rangers juniors provenant de 17 Premières nations participeront au Camp Loon. Le fonctionnement du camp sera assuré par 22 rangers canadiens qui sont des réservistes à temps partiel et 45 autres militaires.

Le Camp propose aux rangers juniors sélectionnés toute une gamme d’activités qui ne sont pas habituellement offertes dans leurs petites collectivités. «  Ils vont apprendre le secourisme élémentaire, la sécurité nautique”, indique le capitaine Solar, “et avoir la possibilité de pratiquer le tir à l’arc, le canotage en appliquant des techniques de canotage sécuritaires, de faire du vélo tout terrain, et des projets d’art et d’artisanat traditionnels. Ils feront du tir avec des fusils à air comprimé et des activités de balles de peinture, et participeront à des sports de plein air comme la crosse et le soccer.”

Le premier Camp Loon s’est tenu en 2000 à la Première Nation de Constance Lake, puis dans plusieurs autres Premières nations. Depuis plusieurs années, il se déroule près de Geraldton.

La cérémonie d’ouverture a eu lieu samedi dernier et mettait en vedette des tambours et deux danseurs traditionnels, le caporal-chef Donald Sutherland de Constance Lake et le ranger Redfern Wesley de Kashechewan. 

Par : Peter Moon

Le sergent Peter Moon est un ranger du 3e Groupe de patrouille des Rangers canadiens à la Base des forces canadiennes Borden.