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Portrait captures Indigenous veteran’s ‘indomitable spirit’

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This Indigenous Veterans Day is being marked in the absence of an important figure, though his image and story live on in a work of art.

Private (retired) Philip Favel passed away on January 31, 2021, age 98, in North Battleford, Saskatchewan.

He not only served with distinction during the Second World War – earning a French Legion of Honour Medal among others – but was also a leader in the fight for the equal treatment of Indigenous veterans that followed.

Though all veterans were equal in principle at the time, Indigenous soldiers who returned home were not always afforded the same benefits as others – an injustice that was not fully addressed until the 1990s.

Following the Second World War, eligibility for benefits under the Veterans Charter favoured non-Indigenous applicants. For example, a program to grant land to returning soldiers disadvantaged Indigenous veterans, who were marginalized economically, as well as socially, by requiring applicants to have previous agricultural experience.

Pte (ret’d) Favel was honoured last year by the Canadian War Museum, which unveiled a portrait of him. Entitled Normandy Warrior, it was painted by Ottawa artist Elaine Goble, and is now a part of the museum’s national collection.

The portrait is back on display until December 12 as part of an exhibit, called Homage, which features 13 other veteran portraits by Ms. Goble.

Normandy Warrior is just one of more than two dozen portraits of veterans that Ms. Goble has donated to the museum over the past two decades, and the artist says it will be the first in a new series devoted to Indigenous veterans.

She normally likes to meet the subject in person before starting a portrait, but COVID prevented such a meeting with Pte (ret’d) Favel. Working solely from images, and video did not prove to be a disadvantage, however.

“When I saw his face I knew he would emotionally engage with anyone who looked into his eyes. I tried to honour his indomitable spirit. It isn’t my painting anymore. It’s taken on a life of its own. It deserves to take on a life of its own.”

Dr. Stacey Barker, the War Museum’s Historian for the Arts and Military History, said she and her colleagues are always keen to tell Indigenous veterans’ stories and were more than pleased to add Normandy Warrior to the collection.

“We jumped at the chance,” she said. “It’s a beautiful portrait. The humanity comes through.”

Ms. Goble said her mother, a teacher, was the first to recognize her artistic abilities.

“She encouraged me from a very young age to think of that talent not as mine but mine to give in service of a community,” she recalled. “And I found it was a way to be of service to the narrative of veterans and people informed in their everyday lives by the legacy of conflict.”

That emphasis on service over personal gain drives Ms. Goble’s approach to all of her portraits.

“To garner entry into someone’s story, you have to earn a person’s trust,” she said. “I’m not a household name,” she said. “I don’t have a website. And yet they entrust me with their stories. I say, ‘I’m going to do my best to depict the narrative and then I’m going to try and donate it to the War Museum. And this will never be a commercial endeavour.’”

Source : The Maple Leaf


 Un portrait représente « l’esprit indomptable » d’un vétéran autochtone

Nous soulignons la Journée des vétérans autochtones sans la présence d’une figure importante, mais son image et son histoire continuent de vivre grâce à une œuvre d’art.

Le soldat (retraité) Philip est décédé le 31 janvier 2021, à l’âge de 98 ans, à North Battleford, en Saskatchewan.

Il a non seulement servi avec distinction durant la Seconde Guerre mondiale – s’étant entre autres mérité la médaille de la Légion d’honneur française – mais il a également été un leader dans la lutte pour l’égalité de traitement des vétérans autochtones.

Bien que les vétérans étaient en principe égaux à cette époque, les soldats autochtones qui rentraient à la maison n’avaient pas toujours droit aux mêmes avantages que les autres – une injustice qui n’a été pleinement corrigée que dans les années 1990.

Après la Seconde Guerre mondiale, conformément à la Charte des anciens combattants, l’admissibilité aux avantages était favorable aux demandeurs non autochtones. À titre d’exemple, le programme d’octroi de terres aux militaires de retour au pays désavantageait les vétérans autochtones, qui étaient marginalisés sur le plan économique et social, car les demandeurs devaient posséder une expérience dans le domaine agricole.

L’an dernier, le Musée canadien de la guerre a rendu hommage au Sdt (ret) Favel en dévoilant son portrait. L’œuvre, intitulée Guerrier de Normandie, a été peinte par une artiste d’Ottawa, Elaine Goble, et elle fait désormais partie de la collection nationale du Musée.

Le portrait est de nouveau exposé jusqu’au 12 décembre dans le cadre de l’exposition Hommage, qui met en lumière 13 autres portraits de vétérans peints par Mme Goble.

L’œuvre Guerrier de Normandie fait partie des quelques vingtaines de portraits de vétérans qu’a remis Mme Goble au Musée au cours des deux dernières décennies. L’artiste affirme d’ailleurs qu’il s’agit de la première toile d’une nouvelle série consacrée aux vétérans autochtones.

Mme Goble aime habituellement rencontrer le sujet en personne avant d’entamer son portrait, mais le contexte de la COVID lui a empêché de rencontrer le Sdt (ret) Favel. Le fait qu’elle ne se soit uniquement appuyée sur des images et des vidéos ne semble toutefois pas avoir joué à son désavantage.

« Lorsque j’ai vu son visage, j’ai su qu’il saurait rallier quiconque le regarderait dans les yeux. J’ai tenté de rendre hommage à son esprit indomptable. Ce n’est plus ma peinture. Elle a pris son envol. Elle mérite de prendre son envol. »

Mme Stacey Barker (Ph.D.), historienne au Musée de la guerre et spécialiste des arts et de l’histoire militaire, affirme que ses collègues et elle sont toujours heureux de raconter les histoires de vétérans autochtones et qu’ils ont été ravis d’ajouter Guerrier de Normandie à la collection.

« Nous avons sauté sur l’occasion », a-t-elle affirmé. « C’est un magnifique portrait. On y perçoit toute l’humanité de l’homme. »

Mme Goble affirme que c’est sa mère, une enseignante, qui a été la première à reconnaître ses talents artistiques.

« Très jeune, elle m’a amené à comprendre que je ne devais pas garder ce talent pour moi, que je devais le redonner à la communauté », se souvient-elle. « J’y ai vu une occasion d’être au service de la narration des vétérans et des gens qui vivent les séquelles des conflits dans leur vie quotidienne. »

Pour tous ses portraits, Mme Goble adopte une approche où le service l’emporte sur ses avantages personnels.

« Pour qu’une personne vous raconte son histoire, il vous faut gagner sa confiance », a-t-elle affirmé. « Je ne suis pas une référence », dit-elle. Je n’ai pas de site Web. Mais ces gens me confient leurs histoires. Je leur assure que je ferai de mon mieux pour illustrer l’histoire et que je tenterai de donner l’œuvre au Musée de la guerre. Et que cela ne sera jamais un projet commercial. »

Source : La Feuille d’érable