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For military children, goodbyes are much more common / Pour les enfants des militaires, les au revoir sont beaucoup plus fréquents

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The life of a soldier comes with pride, honour and many sacrifices – sacrifices that their families make, too.

April, the Month of the Military Child, celebrates children growing up in military families.

Children of military members move from place to place, leaving behind schools, friends and commitments every few years. These children, celebrated for their strength and resilience, are the pride and joy of their families and are a huge part of what makes coming home so wonderful.

Deployed to the Ukraine, while home is in New
Brunswick

Warrant Officer Samuel Roy of 4th Artillery Regiment (General Support) Royal Canadian Artillery is currently deployed on Operation UNIFIER in Ukraine.

WO Roy and his family live near 5th Canadian Division Support Base Gagetown (5 CDSB Gagetown) in Gagetown, New Brunswick. WO Roy’s wife Marie-Claude Guillemette is a teacher currently pursuing her Master’s Degree.

The couple is raising their three sons, Nathan Roy (11 years old), Félix Roy (9 years old) and Mathis Roy (7 years old), who have never known a different way of life.

On the occasion of the Month of the Military Child, Marie-Claude Guillemette and her children shared their experiences growing up, moving with and living the life of a military family.

Interview with Marie-Claude Guillemette:

Q1: In what ways, both positive and negative, do you think growing up in a military family has affected your children?

Positive: They develop a resilience; it’s a huge quality to have and they will be more autonomous than other kids. On the negative side, they need to say more goodbyes than anybody else.

Q2: How do you think kids who grow up in a military family different from those who do not?

They need to be strong but like I said, it can be positive in the way they are developing resilience. Often, we need to ask them to make sacrifice like adults. But, they become understanding and aware of real life.

They truly appreciate time spent with each member of the family. We ask them to be away from their family. For us, all the grandparents, uncles, aunts, are in different provinces. In some cases, we moved every few years.

Q3: How do you think your kids feel about the frequent moving?

Not always easy, but a new room and a special thing in the new house can change their mindset! In fact, they need to be reassured that everything will be fine; different, but fine.

Q4: How do they feel when their dad is deployed?

They are very understanding! We are so lucky! On one of the deployments, Félix was only three weeks old when Samuel was gone. When he came back, Félix was one year old.

Now, it is easier than before. We can talk with him regularly and we keep him posted about our reality.  We write him emails, text messages and add a lot of pictures to make sure he keeps track of our routine.

They are counting sleeps before the big arrival.

Q5: Do you think they will be involved in the military when they grow older?

I would say yes for one of them! Nathan wants to travel and asks constantly for more independence. I will definitely be watching to see what happens.

For Félix, we will see.

I’ll say absolutely not for Mathis. He’s a bit of a homebody and really cherishes his time with family.

No matter what, we will encourage them to follow what they want to do!

Interview with her children – Nathan, Félix and Mathis:

Q1: What do you think about your father’s job?

Nathan: He is so lucky to travel that much!

Félix: It’s interesting. He’s teaching, he’s meeting new people, he’s travelling the world and he’s doing sports during his job time.

Mathis: He is so courageous.

Q2: What do you want to be when you grow up?

Nathan: I want to be in the military or an architect.

Félix: I want to be a scientist.

Mathis: I want to own a doggy daycare.

Q3: Is there anything else you would like to say about being a military child?

Nathan: Sometimes it’s really hard when my dad is away, but I’m happy for him. We have good friends.

Félix: I’m proud to be a military kid.

Mathis: Me too, I’m proud! I’m feeling good and I’m feeling cool to be different from others.

Q4: If you could say anything to him right now, what would you say?

Nathan: I took your place on the sofa. I’m the new boss of the house!

Félix: You are so lucky. I’ve been waiting for you to see me playing baseball.

Mathis: I miss you.


Le mode de vie d’un militaire s’accompagne d’une fierté, d’honneur et de nombreux sacrifices – des sacrifices qui sont également consentis par les familles.

Avril, le Mois des enfants de militaires, célèbre les enfants qui grandissent dans des familles de militaires.

Les enfants des familles de militaires déménagent d’un endroit à l’autre, laissant derrière leur école, leurs amis et leurs engagements, tous les deux ou trois ans. Ces enfants, que l’on célèbre grâce à leur force et à leur résilience, sont la fierté et la joie de leurs familles et c’est en grande partie grâce à eux que le retour à la maison est si merveilleux.

Un déploiement en Ukraine pendant que la maisonnée est au Nouveau-Brunswick

L’adjudant Samuel Roy du 4e Régiment d’artillerie (Appui général) de l’Artillerie royale canadienne participe actuellement à l’opération UNIFIER en Ukraine.

L’Adj Roy et sa famille habitent près de la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown (BS 5 Div CA Gagetown) à Gagetown, au Nouveau-Brunswick. L’épouse de l’Adj Roy, Marie-Claude Guillemette, est enseignante et elle effectue actuellement une maîtrise.

Le couple a trois garçons : Nathan Roy (11 ans), Félix Roy (9 ans) et Mathis Roy (7 ans), qui n’ont jamais connu un mode de vie différent.

À l’occasion du Mois des enfants de militaires, la famille explique ce que cela signifie pour elle de grandir dans une famille de militaire et elle parle des déménagements et du mode de vie militaire.

Entretien avec Marie-Claude Guillemette :

Q1 : En quoi le fait de grandir dans une famille militaire a des répercussions, positives ou négatives, sur vos enfants?

Positives : Ils développent de la résilience; c’est une immense qualité à avoir. Ils seront aussi plus autonomes que les autres enfants. Négatives : les au revoir sont beaucoup plus fréquents que pour les autres enfants.

Q2 : Selon vous, en quoi les enfants qui grandissent dans une famille militaire sont-ils différents des autres enfants?

Ils doivent être forts, mais comme je vous l’ai dit, cela peut avoir un effet positif, car ils développent de la résilience. Souvent, on leur demande de faire des sacrifices comme s’ils étaient des adultes. Or, ils deviennent compréhensifs et conscients de la vraie vie.

Ils sont véritablement reconnaissants des moments qu’ils passent avec chaque membre de la famille. On leur demande d’être loin de leur famille. Pour notre part, les grands-parents, les oncles et les tantes habitent tous dans une province différente. Dans certains cas, on déménage tous les deux ou trois ans.

Q3 : Selon vous, que pensent vos enfants des déménagements fréquents?

Ce n’est pas toujours facile, mais une nouvelle chambre et un petit quelque chose de spécial dans la nouvelle maison peuvent amener un changement d’attitude! En fait, il faut les rassurer que tout ira bien; ce sera différent, mais tout se passera bien.

Q4 : Comment se sentent-ils lorsque leur père est en déploiement?

Ils sont très compréhensifs! Nous sommes tellement chanceux! Lors d’un déploiement, Félix n’avait que trois semaines quand Samuel est parti. À son retour, il avait un an.

C’est plus facile qu’avant. Nous pouvons lui parler régulièrement et le tenir informé de notre réalité. Nous lui écrivons des courriels, des messages textes et nous ajoutons beaucoup de photos pour nous assurer qu’il ne perd pas le fil de notre routine.

Les enfants comptent les dodos avant le grand retour.

Q5 : Croyez-vous qu’ils s’enrôleront dans les Forces armées canadiennes quand ils seront grands?

Je répondrais oui pour l’un d’entre eux! Nathan veut voyager et il réclame constamment plus d’indépendance. Je serai certainement curieuse de connaître la suite des choses.

Pour Félix, l’avenir nous le dira.

Je dirais que c’est un non catégorique pour Mathis. Il est un peu casanier et il aime vraiment passer du temps en famille.

Mais peu importe, nous les encouragerons à faire ce qu’ils ont envie de faire!

Entretien avec ses enfants Nathan, Félix et Mathis :

Q1 : Que pensez-vous du travail de votre père?

Nathan : Il est tellement chanceux de voyager autant!

Félix : C’est intéressant. Il enseigne, il rencontre de nouvelles personnes, il voyage partout dans le monde et il fait du sport pendant ses heures de travail.

Mathis : Il est tellement courageux.

Q2: Qu’aimeriez-vous faire quand vous serez grand?

Nathan : J’aimerais faire partie des Forces armées canadiennes ou être un architecte.

Félix : Je veux être un scientifique.

Mathis : Je veux avoir une garderie pour chiens.

Q3 : Aimeriez-vous ajouter quelque chose à propos de votre situation d’enfant de militaire?

Nathan : Parfois, c’est vraiment difficile quand mon père est loin, mais je suis content pour lui. Nous avons de bons amis.

Félix : Je suis fier d’être un enfant de militaire.

Mathis : Moi aussi, je suis fier. Je vais bien et c’est cool d’être différent des autres.

Q4 : Si vous pouviez dire quelque chose à votre père, n’importe quoi, qu’est-ce que ce serait?

Nathan : J’ai pris ta place sur le divan. Je suis le nouveau patron de la maison!

Félix : Tu es tellement chanceux. J’ai hâte que tu viennes me voir jouer au baseball.

Mathis : Je m’ennuie.