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9 Seconds / secondes

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“Gas, Gas, Gas,” someone yells – 9 sec.

I close my eyes and hold my breath, crouch into myself  – 8 sec.

I fumble for my mask, it’s stuck, I pull it out – 7 sec.

Hand placement, chin first, pull netting over my head – 5 sec.

Where did that second go? Pull mask straps tight – 3 sec.

Breath out forcefully – 2 sec.

Cover filter breath in to make sure mask fits properly – 1 sec.

Open eyes, I cover my head with the hood of my protective suit.

That was the longest nine seconds of my life. I could not imagine doing this in a real life situation with poisonous gas and the possibly of toxic vapours burning my skin. However, just over 100 years ago, in the trenches of Europe, it had become a normality. Enemy forces would continue to develop and research chemical weapons to harm or kill for years to come. Since that time, soldiers of the past and present have sought the knowledge to survive, and subsequently thrive in a contaminated environment.

Recently, 20 Canadian, two Malaysian and one New Zealander (military personnel) attended the chemical, biological, radiological and nuclear (CBRN) defence advisor course at the Canadian Forces Fire and CBRN Academy (CFFCA) at CFB Borden. 

During the course, we learned the necessary skills and abilities to successfully teach life saving skills to the next generation of soldiers, training them how to survive and operate in a CBRN environment. 

The CBRN defense advisor course includes basic knowledge of those chemical weapons and their appropriate countermeasures used to mitigate their effects. The most basic and important skills we learned was how to correctly put on and wear a gas mask and individual protective equipment, and immediate decontamination of personnel and equipment. This course dives deep into NATO doctrine and CAF rules, regulations and policies concerning CBRN. 

The last two weeks of the course is for candidates to practice their newly developed skills under simulated conditions through practical scenarios. The gruelling simulated conditions become real enough to students as the mask they wear restricts their vision and compresses their faces, all while the filters required to sustain life reduces airflow. The chemical resistance suits slowly get heavier the more one sweats in 20-degree heat, adding extra burden while already carrying full-fighting order to complete the task. 

These are all realistic conditions soldiers may face if someone were to use a CBRN weapon during operations or a domestic industrial accident. We trudge along receiving orders, conducting simulated missions – building a greater confidence in our new learned skills and our protective equipment.

As the weeks of training came to an end and we spoke about going home to our families, we will go home with new stories, endearing friendships and the skills required to train and develop those new soldiers in the ways of CBRN survival.

For those who survive and thrive in a CBRN environment “Knowledge dispels fear” (David Gandy).


J’entends quelqu’un crier « gaz, gaz, gaz, gaz! »  – 9 secondes.

Je ferme les yeux, je retiens mon souffle, je me recroqueville – 8 secondes.

Je tâtonne pour trouver mon masque. Il est coincé! Je parviens à le récupérer – 7 secondes.

Je place mes mains et, le menton d’abord, je tire le filet au-dessus de ma tête – 5 secondes.

Cette seconde passe en un éclair. Je tire les sangles du masque pour qu’elles soient bien serrées – 3 secondes.

J’expire avec force – 2 secondes.

Je couvre le filtre d’air pour m’assurer que le masque est correctement ajusté – 1 seconde.

J’ouvre les yeux. Je me couvre la tête avec le capuchon de ma combinaison de protection.

Il s’agissait des neuf secondes les plus longues de ma vie. Je n’arrive pas à imaginer que je pourrais devoir répéter ces étapes dans une situation réelle, en faisant face à des agents qui pourraient menacer ma santé. Cependant, il y a un peu plus d’un siècle, cette procédure était menée par nécessité dans les tranchées d’Europe. Par la suite, les pays ont continué de mettre au point des armes chimiques dans l’intention de blesser ou de tuer l’ennemi ainsi que de mener des recherches en la matière. C’est pourquoi nous avons acquis les connaissances nécessaires pour survivre et mener des opérations dans un environnement contaminé.

Récemment, vingt Canadiens, deux Malaisiens et un Néo Zélandais ont assisté au cours d’officier/de sous-officier de défense CBRN à l’École des pompiers et de la défense CBRN des Forces canadiennes, à la BFC Borden. 

À cette occasion, ils ont acquis les compétences et les aptitudes nécessaires pour former la prochaine génération de militaires compétents en secourisme. Ces compétences leur permettront de survivre et de mener des opérations dans un environnement contaminé par un agent chimique, biologique, radiologique et nucléaire (CBRN). Le cours d’officier/de sous-officier de défense CBRN permet aux stagiaires d’acquérir des connaissances de base sur les armes CBRN et les contre mesures utilisées pour en atténuer les effets. Les compétences les plus élémentaires et les plus importantes enseignées dans le cadre du cours sont la mise en place et le port corrects de l’équipement de protection individuelle (EPI) et la décontamination immédiate du personnel et de l’équipement.Ce cours couvre également d’autres sujets, notamment la doctrine de l’OTAN et les lois, règlements et politiques des FAC en matière de CBRN. 

Au cours des deux dernières semaines du cours, les stagiaires ont dû faire appel à leurs nouvelles compétences dans le cadre de mises en pratique qui simulent des environnements contaminés. Ils ont pu constater les difficultés associées au fait de mener des opérations dans un environnement réel peu de temps après avoir revêtu leur EPI. En effet, le masque restreint la vision et se comprime sur le visage, et les filtres nécessaires au maintien de la vie réduisent le débit d’air. De plus, les stagiaires devaient porter une combinaison de résistance aux produits chimiques qui s’alourdissait lentement à mesure qu’ils transpiraient dans une chaleur de vingt degrés, ce qui représentait un fardeau supplémentaire pour ces militaires munis de l’attirail de combat complet afin de réaliser leur tâche. Il s’agit là de conditions réalistes auxquelles les soldats peuvent faire face lorsqu’ils se trouvent dans un environnement CBRN dans le cadre d’une opération ou d’un accident industriel au pays. Les stagiaires recevaient des ordres tandis qu’ils cheminaient lentement et menaient à bien des missions simulées, qui leur ont permis d’acquérir une plus grande confiance par rapport à leurs nouvelles compétences et à l’équipement de protection.

Maintenant que le cours est terminé, les stagiaires retournent chez eux munis de nouvelles histoires, en ayant forgé de nouvelles amitiés. Ils possèdent désormais les compétences nécessaires pour enseigner les règles de survie CBRN aux nouveaux soldats et assurer leur perfectionnement en la matière.

Pour les militaires qui survivent et évoluent dans un environnement CBRN, « la connaissance dissipe la crainte » (citation de David Gandy).

By/Par: Sgt Hugh Hayes